UN EXEMPLE de la culture des erreurs médicalesLES FAITSLa plaignante (66 ans à l’époque) est retrouvée affalée dans sa baignoire, inconsciente, la jambe repliéesous elle. Elle y séjourne depuis une trentaine d’heures. L’ambulance l’emmènent aux urgences des HUG.Nous sommes en été 2006.L’examen du dossier et les faibles souvenirs de la victime permettent d’attribuer l’origine de l’accident à une tentative de vouloir prendre une douche. En effet, à son hospitalisation, elle marque un état fébrileà 40°.A son admission, elle présente un état confusionnel, comatique, facilement compréhensible après cequ’elle a vécu. Les premiers examens mettent surtout en évidence un traumatisme crânien, mais aussi unedéshydratation et d’autres troubles métaboliques liés à son accident. ***Ici, on entre dans le domaine de l’irréel, de l’invraisemblable, de l’impossible.L’internement arbitraire:Les blouses blanches attribuent à la dépendance alcoolique l’état confusionnel de la victime àson admission. Ils l’orientent, sans autre, dans un service de psychiatrie gériatrique, et, cerisesur le gâteau, dans la catégorie des alcooliques chroniques.Cet internement forcé a perduré pendant trois semaines, alors que l’état confusionnel arapidement disparu, qu’il n’existait aucun symptôme pouvant être lié à une pathologieproblématique envers l’alcool, que la victime a demandé rapidement un transfert dans unmilieu hospitalier normal, de même que des soin appropriés pour sa jambe meurtrie La victime présente une pyrexie à 40°. Néanmoins, il faut pas moins de deux jours en milieu hospitalier pour diagnostiquer une broncho-pneumonie, faire la juste corrélation entre fièvre et infection. Pire, pour sa jambe. Rappelons que la victime est restée un trentaine d’heuresdans sa baignoire, la jambe gauche repliée sous elle. Elle réunit des signes cliniques qui nepeuvent, sous réserve d’incompétence, pas échapper à un professionnel de la santé. Déjà auniveau de l’oedème important. Et portant, ça été le cas pendant les trois semaines qu’a duréson internement forcé.Malgré ses récriminations. Elle ne peut mouvoir cette jambe. Quand, enfin, qu’elle est examinée par des orthopédistes, eux-aussi se trompent ! L’absence de soins L’opération inutileLa victime est enfin confiée entre les mains de “spécialistes”. Ils suspectent... En 2006, on navigue à vue aux HUG. Pire, sur la base seule de leurs suspicions, ils opèrent. Ils en veulent à un tendon (qui, après trois semaines, n’aurait de toute façon pas pu être sauvé, trop tard). L’origine du mal étant un nerf; inopérable. Diagnostic erroné car établi sans examen radiologique, ni autre méthode d’investigation appropriée. Donc intervention inutile, séquelles à vie, une atteinte à l’intégrité corporelle. AVIS D’EXPERTL’internement arbitraire“ La personne n’a jamais étéécoutée ni entendue ce donttémoigne parfaitement tout ledossier médical. Elle n’a jamaisété correctement examinée nonplus. De plus, elle a été misedans le service de psychiatriegériatrique dans la catégoriedes alcooliques chroniques avectout ce que cette attitude peutcomporter de péjoratif et dedégradant.”L’absence de soins“ Une absence de soins que nécessitait son état pendant trois semaines alors que rien n’est plus simple que d’examiner une hanche, ou un membre inférieur paralysé. Si ce fait n’appartient pas aux compétences d’un psychiatre, il devrait être assez éclairé (la loi l’exige) pour solliciter l’avis d’un médecin compétent. “L’opération inutile“ On assiste à un évènement rare dans la médecine actuelle qui consiste à opérer un malade sur la base d’un examen clinique sans documentation radiologique. Manque de chance, le diagnostic est erroné et l’intervention inutile. “Ce qui peut t’arriver,toi dont le seul droit est de payer tes primes d’assurance sans rechigner. En moyenne, les fournisseurs de soins gagnent CHF 15’000.-- / mois (cf. Darius Rochebin) Est-il exagéré de leur demander en contre-partie des prestations dignes de ce nom, des compétences sinon une conscience professionnelle, laquelle devrait comprendre un sens des responsabilités. Ne divaguons pas sur le mot déontologie. Exempt du vocabulaire et des préoccupations des charlots.