Libre choix de son médecinDEVELOPPEMENTL’erreur médicale aux HUG. Rien d’exceptionnel. Du courant même. Elle engendrenaturellement une situation conflictuelle entre le patient et son fournisseur de soins; cedernier refusant bien entendu de reconnaître ses responsabilités, toujours confortablement àcouvert derrière les oligarques qui l’absolvent de principe. La victime n’a d’autre choix que desubir la dictature des HUG; au détriment de sa santé sinon d’aller voir ailleurs, avec lesconséquences pécuniaires qui en découlent. Est pris ici uniquement en considération un résidant genevois ne disposant que de l’assuranceobligatoire de base.Premièrement, les avis des professionnels de la santé du service privé préconisent un choix dela méthode de traitement ainsi qu’un traitement proprement dit. Ils se basent bien entendu surdes examens, de l’imagerie, en conformité avec les règles du métier. Mais, du point de vueassécurologique, le patient n’a d’autre possibilité que d’avoir recours au service publique pouraccéder aux soins qu’exigent son état de santé.Ensuite, aux HUG, la situation se gâte. ***Plus concrètement. Les fournisseurs de soins amateurs, bricoleurs y exercent à qui mieuxmieux. Pour se mettre l’eau à la bouche, le cas de la personne âgée; voir La culture des erreursmédicales, est pour lui-seul une bonne illustration. Mais il y en a bien d’autres qui rivalisent.Par exemple en proctologie, en chirurgie viscérale, ou en urologie. 1.En proctologie, après six mois de plaintes ciblées, le spécialiste se montre toujoursincapable de déceler une pathologie dont l’équivalent est un passeport pour l’enfer. Etpourtant, la détection relève simplement de la compétence du premier stagiaire venu. Ilfaut recourir au secteur privé de la médecine pour déceler : diverticulite aigüe, fistules,bulles d’air, collection, hernie inguinale. Pire encore, le traitement préconisé, avecinsistance, aux HUG, malgré la grave détérioration de l’état de santé du patient est une «électrostimulation ». Un système d’excitation électrique du sphincter anal !!! dans unesituation inflammatoire et infectieuse grave. Ici, on dépasse l’absurde. On entre dans levice, la torture. 2.En chirurgie viscérale, le traitement de la maladie diverticulaire étant de son ressort, lepraticien cumule à son tour les erreurs de diagnostics. Ils sont erronés, gratuits et surtouten contradiction avec ceux des professionnels de la santé du secteur privé. On touchealors au domaine du délire, de la démence. 3.En urologie, toujours donc en dessous de la ceinture, le spécialiste qui se veutinternational patauge d’autant plus dans le bourbier laissé par ses confrères. Et il enremet une couche en pratiquant une intervention chirurgicale tout-à-fait inappropriéedans le contexte infectieux connu. Les conséquences deviennent vite dramatiques. Ces dérives feront l’objet de pages séparées sur ce site. Attendons que la justice se prononce.Mais les griefs sont objectivement et suffisamment accablants pour les porter d’ores et déjàdevant la vindicte populaire.***Revenons au choix de son médecin.Le libre choix de son médecin est défini à l’art. 43 de la LS. La même loi sur la santé, à son art.42, stipule que toute personne a droit aux soins qu’exige son état de santé à toutes les étapesde la vie, dans le respect de sa dignité.Que faire pour le patient qui ne dispose que de l’assurance de base et qui n’a pas les moyens depayer, en plus de ses primes, sa prise en charge dans un autre établissement de soins ? Indépendamment des HUG, pour l’assurance-maladie, pas de salut! En cas d’hospitalisation,dans une institution publique, mais hors canton, le malade doit y aller de sa poche, trèslargement du moins.Cette question s’adresse à ceux qui détiennent les clés de la bonne marche du système desanté dans un Etat qui se veut un peu de droit, avec une pincée de social. Ceux qui naïvementfont semblant de croire aux vertus d’un système de santé sans vouloir accepter qu’il se putréfieet sans qu’aucun remède ne lui soit prescrit. Et s’il faut compter sur les HUG pour un bondiagnostic, le cas demeure franchement désespéré.