“GRUSON” entre en résistance DEVELOPPEMENT « GRUSON entre en résistance »  La Tribune de Genève du 11 août 2011 relate les dernières inconstances de notre  directeur des HUG. Une fois de plus, M. GRUSON excelle dans l’art de flatter son ego. On y  retrouve toute l’arrogance bouffie de certitude et de contentement de soi de sa caste des  intouchables du système de santé genevois.    En application du principe de la psychologie: « Lorsqu’un groupe dominant n’a pas la  légitimité de ses compétences, il risque de compenser ce manque par un autoritarisme, qui  vise à étouffer dans l’œuf les velléités de rébellion ou simplement de remises en question ».  Dans le cas présent, on peut y ajouter une bonne pincée de démagogie.    Le journaliste de la Tribune y va derechef sur l’éthique de son interlocuteur ! Il aurait  été bien inspiré de se rapporter d’abord aux propos du même directeur, dans le même journal,  il n’y a pas si longtemps. Premièrement, le 26 février 2010 sur l’importance de faire évoluer la  culture des erreurs médicales, avec ses remèdes pour y parvenir, permettre de comparer les  prestations entre les différents établissements, donner priorité au droit des patients et à la  transparence sur la qualité des soins. Dans un autre article, des 24 et 25 juillet 2010, ayant  déjà pour objet la mise en place de la possibilité pour le patient de choisir son hôpital, notre  directeur se gargarise de l’avancée que représente une telle initiative, de la saine compétition  qu’elle va engendrer avec comme corollaire l’amélioration des prestations, pour garantir  l’attractivité de chaque établissement de soins. Il veut même rester à son poste pour mener à  bien ces réformes qu’il fait siennes.   Que dit maintenant ce cher directeur dans l’article de la Tribune ? Faut-il avoir une  éthique bien élastique pour ne pas s’en offusquer.   A la une déjà, il est mis en exergue le refus de M. GRUSON de transmettre les dossiers  des patients. Il ne veut plus de la saine concurrence entre les établissements de soins pour  garantir l’attractivité de chacun. La transmission des données étant l’outil par excellence pour  mener la comparaison et donc favoriser la transparence sur la qualité des soins.   Il ne veut plus de cette ouverture d’esprit. Pas question d’ébrécher la sacro-sainte  omerta des blouses blanches. Aller dans le sens des réformes serait la confirmation des  dysfonctionnements graves dont la médiocrité des soins aux HUG. On y verrait alors toute  l’étendue de la culture omniprésente des erreurs médicales. Cacher la merde du chat  deviendrait un exercice d’autant plus périlleux.   De la transmission des données, à la possibilité pour le patient de comparer les tarifs  et les prestations des hôpitaux, comme du choix de son lieu d’hospitalisation, M. GRUSON met  maintenant les pieds contre le mur. A croire qu’il se rend soudainement compte combien ces  modifications du paysage hospitalier ont l’avant-goût d’un acte d’accusation contre les HUG.  Lui qui se voulait le garant de ce bouleversement majeur ; quid à rester à son poste pour  mener à bien ces réformes !!  A lire ses derniers propos, force est d’admettre que son objectif  avoué est bien de torpiller toute avancée allant pour le patient vers une meilleure protection  de sa santé, comme au respect de ses droits.  L’establishment a octroyé une année supplémentaire à M. GRUSON, à Frs 350.000,00,  pour le conforter dans son rôle de parfait cerbère de l’image désastreuse de la politique de  santé en place. Et chez ces gens là, il n’y a pas d’éthique qui compte.    Permettre la transmission des données, des diagnostics aux caisses maladie reviendrait à  satisfaire déjà une partie de la motion du conseiller national Stéphane ROSSINI qui réclame : «  Par voie de motion, il est demandé au Conseil fédéral de compléter la loi fédérale sur  l’assurance-maladie par des dispositions permettant aux patients de défendre véritablement  leurs intérêts à l’encontre d’auteurs d’erreurs médicales. »    INDIGNEZ-VOUS. Manque de démocratie, omnipotence des oligarques, souscrivons à la  révolution citoyenne de Jean-Luc Mélenchon et crions fort avec lui : « QU’ILS S’EN AILLENT  TOUS »  Ed. Flammarion